espaces publics

«L’espace public» est une notion précieuse. C’est la moelle de la ville, sa structure, sa fibre. C’est le terrain de partage de l’espace urbain.
On décompose souvent cette grande idée généreuse en unités d’aspects multiples et aux formes et genres indéterminés : «les espaces publics».
C’est là toute leur complexité et leur intérêt : ils se doivent à la fois d’être simples et modulables, pour laisser la place à une plus grande diversité de pratiques, et trouver leur propre identité.
Pour Roberta, parce qu’ils parlent de son site et de son histoire, c’est par ses espaces publics qu’une ville commence à se raconter.

projet urbain

Le projet urbain se limite souvent à la définition des pleins ; notre travail de paysagiste s’attache au contraire à poser les bases des espaces ouverts en préalable au dessin
des pleins.
En composant les vides et en les qualifiant, nous remettons l’espace public, lieu de rencontre fondateur de la ville, au centre du projet urbain.

Notre attitude : prendre le territoire « à bras le corps ».
Faire émerger et rendre lisible au coeur de la ville les lignes de forces du paysage, de la géographie, l’horizon. Marquer la ville de ces empreintes fortes, pour créer des évènements, des séquences singulières.

Nos outils : travailler avec le vivant, composer des structures pérennes évoluant selon les rythmes de la ville et de sa constitution.

équipements

Les projets d’équipements se caractérisent par des contraintes programmatiques fortes car souvent spécifiques.
Roberta s’attache à ne pas subordonner le projet à ces contraintes mais à garder comme point de départ inconditionnel, le site. En façonnant une véritable identité à ces espaces extérieurs, ils deviennent, plus que de simples «abords de bâtiments», des lieux à part entière.

logement

En milieu urbain, notre travail consiste souvent à accompagner l’implantation des bâtiments de logement dans un parcellaire très contraint par la densité.
Le caractère non défini de ces espaces, parfois qualifiés de manière neutre d’ «abords», nous a conduit à y envisager l’utilisation du végétal de manière singulière, comme première arme de projet.
L’utilisation de techniques de plantation extensives, inspirées, par exemple, des modes de production forestiers, relève presque de l’acte guerrier, la densité de ces plantations garantissant d’une certaine manière leur chance de survie en milieux «hostiles» : peu de place,

peu de moyens, peu d’entretien, peu de sol...
Cette attitude de plantation, qui pourrait conduire à les assimiler à des espaces estampillés «naturels» est toujours accompagnée d’une volonté de revendiquer leur artificialité, leur appartenance au monde du jardin.
Dans le cas de projets d’implantation de logements dans un grand territoire, les questions se posent à une toute autre échelle.
Elles autorisent l’invention de nouveaux cadres de vie touchant aux problématiques qui nous intéressent particulièrement comme, par exemple, la place de l’agriculture en ville.

études de territoire

Envisagées comme de véritables outils, ces études ont été réalisées dans l’objectif d’ aboutir à des actions sur les territoires qu’elles abordent.
Les analyses paysagères menées s’attachent à intégrer, dans le diagnostic même, la dimension sensible liée à notre découverte, à notre vécu.
Fonction de l’échelle du territoire traité, de ses caractéristiques et des problématiques abordées, tout travail commence par une phase de terrain : une expérimentation concrète des sites combinée à de la recherche documentaire pour décrypter leurs paysages.
Cette lecture qui dessine le portrait d’un territoire, en dégage ses problématiques et enclenche la proposition de scénarios d’intervention.

installations

Notre pratique de paysagistes s’est construite par un aller-retour entre installations, projets éphémères et commande publique. Cette variation d’échelles mais aussi de mise en oeuvre est pour nous une gymnastique particulièrement bénéfique à la pratique du projet de paysage.
Travailler sur des installations nous permet de mettre la main à la pâte, de rentrer d’emblée dans la matière d’un projet, d’un jardin, de prendre le poids et la mesure des choses, d’expérimenter à l’échelle 1, mêler le temps de la construction à celui de la conception.
La rapidité de la mise en place des projets et le budget, souvent modeste, deviennent alors moteurs d’ingéniosité et permettent de résoudre les questions par des actions simples et efficaces. Ils permettent aussi de tester directement des concepts, des dispositifs, pour les adapter plus facilement aux contraintes de l’espace public par la suite.

jardins

Les projets de jardins, plus petits, sont l’occasion de se poser des questions pratiques et de garder un lien direct avec leur fabrication.
Ils permettent aussi de raconter une histoire originale, de se laisser aller à la subjectivité. Imaginer un espace, non pas pour «le plus grand nombre», mais pour un petit nombre d’usagers singuliers : une famille, un voyageur, un groupe d’adolescents…