Cours étagées

Aménagement d’une placette publique, d’une cour d’école et de toitures végétalisées, ZAC Rive Gauche

Paris, 13e

Amener la végétation sur le futur immeuble au moyen d’implants de biodiversité, en réponse à une demande forte de nature dans un milieu urbain minéral et complexe.

Programme

Construction de 100 logements, une école polyvalente, commerces, placette publique, activités

Collaboration

Léon Grosse entreprise
NRAU architecte mandataire,
MGAU architecte cotraitant,
Y Ingénierie, VSA façades,
Cap Terre

Maîtrise d'ouvrage

Paris Habitat OPH

Calendrier / Superficie / Coût

2020 / 1112 m²
530 000 € (esp.ext.)

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Le projet de paysage propose d’amener la végétation sur le futur immeuble au moyen d’implants de biodiversité, répondant ainsi à une demande forte de nature dans un milieu urbain minéral et complexe.
Ces implants sont constitués d’une végétation de différentes strates. Elle dépend d’un sol (substrat), d’usages mais aussi d’une gestion.
Ils vont former un dispositif propice à l’ascension du végétal vers les étages élevés des émergences.
Il s’agit d’un microcosme qui regroupe pourtant une diversité et une juxtaposition inédite de milieux.
En effet, le contexte si particulier et pourtant classique parisien d’îlot dense offrant peu de pleine terre, les différents espaces plantés connaissent des conditions climatiques contrastées. Cela nous offre la possibilité de considérer ces implants comme différents milieux écologiques. Si la terrasse de la toiture de l’école est caractérisée par un milieu quasi méditerranéen sec, la placette du boulevard Jean Simon est ombragée et plantée

de grands sujets prêts à s’élancer vers la lumière tandis que la jardinière du seizième étage offre la silhouette tortueuse d’un pin balayé par les vents, comme au sommet d’une falaise. Ces situations jardinées si diverses créent autant de petits mondes à regarder ou pratiquer. On pourrait presque parler de milieux écologiques du bâtiment : ce paysage intérieur offre ainsi une deuxième dimension à cet îlot. Chaque espace végétalisé ou chaque jardin développé par le projet s’inspire des milieux naturels observés à l’échelle régionale pour y développer une association végétale particulière (toitures extensives > milieux saxicoles / toitures jardins > landes et fourrés acidiphiles et prairies mésophiles et pelouses / placette > forêt, sous-bois et lisières forestières).
Des continuités visuelles (de la placette sur le boulevard Jean Simon jusqu’aux cours situées au sud de l’îlot) mais aussi écologiques, sont mises en place.
Le végétal fait ici le lien et participe à la perception d’un ensemble pour l’îlot.

1. situation

2. Hiroshigé ‘Les 53 Stations du Tokaido

3. falaises à Etretat

4. l’ascension du végétal